Présentation

Texte Libre

J'avais juste envie de changement dans mon âme troublée. Juste envie de soulager ma conscience.
Parle de toi sur un blog, m'as t'on dit.
D'accord. Je fais un blog. Mais avant que je ne dise ce qui pèse sur ma conscience, le temps passera...
Essayer de m'imaginer. Je peux déjà vous dire que vous êtes loin de la vérité.
Mon corps n'est rien. Mon esprit brûle depuis... longtemps.
Dans la durée de ce "longtemps" réside une de mes particularités.
Que je ne vous révélerai pas. Pas tout de suite...

Associations pour la Defense des Animaux

Allez go, on se bouge ! Je vais vous donner des liens vers des pétitions, des sites, pour les animaux. Faites passer, faites signer !



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Je vais déjà vous mettre quelques poèmes.

Voici la parole d'un chien viverrin


Mon Dieu

Mon Dieu, permettez-moi de mourir
sur l'amoncellement de tout mes frères
Et pourtant mon corps souffrant respire
je brûle, j'ai si mal, j'ai froid, j'ai peur

Je n'ai plus d'oreilles, je n'ai plus de nez,
Des larmes de sang coulent de mes yeux
J'ai tellement de mal à respirer
Mon âme entière vous supplie mon Dieu

On m'a battu et on m'a frappé
Maintenant que je suis mort vivant
accroché, je me suis réveillé
la peau arraché, le corps en sang

Mais je suis encore vivant
et je vous regarde au fond de l'âme
moi, jeté sur les corps de mes frères
et je vous regarde, et je vous demande

A quel Dieu donnez-vous vos coeurs
pour quelle raison si peu d'amour
et pour quelle cause tant d'indifférence ?
N'est-ce-pas uniquement pour le plaisir ?

Mes frères, partout dans le monde souffrent, meurent
parce-que l'homme aime la futilité
parce-qu'il préfère son argent au coeur
parce-qu'il a choisi la vanité
plutôt que l'amour de son âme

Petit renard polaire aux yeux bleus-gris
pourtant déjà si tristes et si effrayés
par ce qu'il pressent et ce qu'il devine
cerné par une cage impossible à briser

La queue rongée et rouge d'angoisses
tu as encore les couleurs de l'enfance
mais là, tu n'arriveras pas à vieillir
et pourtant, pour toi, le temps qui passe
est déjà une éternité de peurs

Que Dieu te permettes une mort rapide
mais ce sont toujours les hommes qui décident...

J'étais un chien, un chien viverrin...
Je sais, j'avais l'air gros et pas très malin
mais je voulais vivre en paix avec vous,
j'avais le coeur assez grand pour vous aimer
et maintenant je tarde à mourir à cause de vous

Je n'ai plus d'oreilles, je n'ai plus de nez
des larmes de sang coulent de mes yeux
j'ai tellement du mal à respirer
et de toute mon âme, pour mourir, je prie Dieu

Je n'étais pas gros, je n'étais pas bête
peut-être pas très beau, un peu à l'abri sous la peau que vous m'avez volé

Isa
Agonie filmée d'un chien viverrin




La complainte du chien abandonné


                                            Texte de Gilbert Dumas.

 


Au fond du vieux refuge, dans une niche en bois,
Depuis deux ans je purge, d'avoir trop cru en toi.
Tous les jours je t'attends, certain que tu viendras,
Tous les soirs je m'endors, sans que tu ne sois là.



Pourtant je suis certain, je te reconnaîtrai,
Viens me tendre une main, je te la lécherai.
Tu te souviens très bien, quand je sautais sur toi,
Que tu me caressais, que je dansais de joie.



Que c'est il donc passé, pour que ce 16 juin,
Heureux que tu étais, je me rappelle bien,
Tu sifflais, tu chantais, en bouclant les valises,
Que tu m'aies attaché, là, devant cette église.



Je ne peux pas comprendre, et ne croirai jamais,
Que toi qui fus si tendre, tu sois aussi mauvais.
Peut-être es-tu très loin, dans un autre pays,
Mais quand tu reviendras, moi j'aurai trop vieilli.




Ton absence me pèse, et les jours sont si longs,
Mon corps s'épuise, et mon cœur se morfond.
Je n'ai plus goût à rien, et je deviens si laid,
Que personne, jamais, ne voudra m'adopter.



Mais moi je ne veux pas, que l'on me trouve un maître,
Je montre bien mes dents, et je prends un air traître,
Envers qui veut me prendre, ou bien me caresser,
Pour toutes illusions, enfin leur enlever.

 

Car c'est toi que j'attends, prêt à te pardonner,
A te combler de joie, du mieux que je pourrai,
Et je suis sûr, tu vois, qu'ensemble nous saurions,
Vivre des jours heureux, en réconciliation.




Pour cela, je suis prêt, à faire de gros efforts,
A rester près de toi, à veiller quand tu dors,
Et à me contenter, même si j'ai très faim,
D'un vulgaire petit os, et d'un morceau de pain.

 

Je n'ai jamais rien dit, lorsque tu m'as frappé,
Sans aucune raison, quand tu étais énervé,
Tu avais tous les droits, j'étais à ton service,
Je t'aimais sans compter, j'acceptais tous tes vices.

 

Tu m'as mis à la chaîne, ou tu m'as enfermé,
Tu m'as laissé des jours, sans boire et sans manger,
J'ai dormi bien souvent, dans ma niche sans toit,
Paralysé, raidi, tellement j'avais froid.


 

Pourtant, si tu reviens, nous partirons ensemble,
Nous franchirons en chœur, la porte qui ressemble,
A celle d'une prison, que je ne veux plus voir,
Et dans laquelle, hélas, j'ai broyé tant de noir.

 

Voilà, mon rêve se termine, car je vois le gardien,
Puis l'infirmière, et le vétérinaire plus loin,
Ils entrent dans l'enclos, et leurs visages blêmes,
En disent long pour nous, sur ce qu'ils nous amènent.


Je suis heureux, tu vois, car dans quelques instants,
Je vais tout oublier, et, comme il y a deux ans,
Je m'endormais sur toi, mon cher et grand ami,
Je dormirai toujours, grâce à …l'euthanasie.

 

Et s'il t'arrive un jour, de repenser à moi,
Ne verse pas de larmes, ne te prends pas d'émoi,
Pour toi, j'étais " qu'un chien ", tu préférais la mer,
Tu l'aurais su avant, j'aurai payé moins cher.

 

A vous tous les humains, j'adresse une prière,
Me tuer tout petit, aurait peiné ma mère,
Mais il eut mieux valu, pour moi, cette manière,
Et vous n'auriez pas eu, aujourd'hui, à le faire.





 



Quand j'étais un chiot je t'ai amusé avec mes cabrioles
et je t'ai fait rire.
Tu m'as appelé ton enfant et en dépit de plusieurs
chaussures mâchées et quelques oreillés
assassinés, je suis devenu ton meilleur ami.
Toutes les fois que j'étais méchant, tu agitais
ton doigt vers moi et me demandais :
Comment as-tu pu ?

Mais après, on s'amusait ensemble.
Mon éducation a pris un peu plus de temps que prévu,
parce que tu étais terriblement occupé, mais nous y
avons travaillé ensemble.
Je me souviens de ces nuits ou je fouinais dans le lit
et écoutais tes confidences et rêves secrets
et je croyais que la vie ne pourrait pas
être plus parfaite.

Nous sommes allés pour de longues
promenades et courses dans le parc, promenades
de voiture, arrêts pour de la crème glacée
(J'ai seulement eu le cornet, parce que la glace est
mauvaise pour les chiens, tu disais)
et je faisais de longues siestes au soleil en
attendant que tu rentres à la maison.



Progressivement tu as commencé à passer plus
 de temps au travail et à te concentrer sur ta carrière,
et plus de temps à chercher un compagnon humain.
Je t'ai attendu patiemment, t'ai consolé après chaque déchirement
 de cour et déception, ne t'ai jamais réprimandé au sujet de
mauvaises décisions et me suis ébattu avec joie
lors de tes retours au foyer.
Et puis, tu es tombé amoureux. Elle, maintenant ta femme,
n'est pas une "personne chien", mais je l'ai accueillie
 dans notre maison, essayé de lui montrer de l'affection,
et lui ai obéi. J'étais heureux parce que tu étais heureu
x.

Ensuite les bébés humains sont arrivés et j'ai partagé votre excitation.
J'étais fasciné par leur couleur rose, leur odeur,
et je voulais les pouponner aussi.

  Seulement vous vous êtes inquiétés que je
 puisse les blesser et j'ai passé la plupart de mon temps,
banni dans une autre pièce ou dans une niche.
Oh comme je voulais les aimer!,
 mais je suis devenu un prisonnier de l'amour.

Comme ils ont commencé à grandir, je suis devenu leur ami.
 Ils se sont accrochés à ma fourrure et se sont levés sur leurs
 jambes branlantes, ont poussé leurs doigts dans mes yeux,
fouillé mes oreilles et m'ont donné des baisers sur le nez.
J'aimais tout d'eux et leurs caresses, parce que les tiennes
étaient maintenant si peu fréquentes, et je les aurais
 défendus avec ma vie si besoin était.

J'allais dans leurs lits et écoutais leurs soucis et rêves
 secrets et ensemble nous attendions le son de ta voiture
 dans l'allée. Il y eut un temps, quand les autres te demandaient
 si tu avais un chien, tu leur montrais une photo de moi
dans ton portefeuille et tu leur racontais des histoires
à mon propos Ces dernières années, tu répondais juste "oui"
et changeais de sujet. Je suis passé du statut de TON chien
 à seulement UN chien,
 et vous vous êtes offensés de chaque dépense pour moi.


Maintenant vous avez une nouvelle occasion de carrière
dans une autre ville et vous allez déménager dans un
appartement qui n'autorise pas d'animaux familiers.
Tu as fait le bon choix pour ta famille, mais il y eût un temps
 ou j'étais ta seule famille.
J'étais excité par la promenade en voiture jusqu'à ce que
 nous arrivions au refuge pour animaux.
Celà sentait les chiens et les chats, la peur, le désespoir.
 Tu as rempli la paperasserie et tu as dit :
 "Je sais que vous trouverez une bonne maison pour elle."
Ils ont haussé les épaules et vous ont jeté un regard attristé.
Ils comprennent la réalité qui fait face à un chien entre
 deux âges, même un avec des papiers.
Tu as dû forcer les doigts de ton fils pour les détacher de mon col
 et il a crié :
"Non papa! s'ilt te plaît,
 ne les laisse pas prendre mon chien",
 et je me suis inquiété pour lui.
Quelles leçons lui avez-vous apprises à l'instant
 au sujet de l'amitié et la loyauté, au sujet de l'amour
 et de la responsabilité, au sujet du respect
pour toute vie?
Tu m'as donné un "au-revoir" caresse sur la tête,
a évité mes yeux, et a refusé de prendre
mon collier avec vous.



Après votre départ les deux gentilles dames ont dit
Comment est-ce possible???
Ils sont aussi attentifs à nous, ici dans le refuge,
que leurs programmes chargés le leur permettent.
 Ils nous nourrissent, bien sûr, mais j'ai perdu l'appétit
il y a plusieurs jours. Au début, chaque fois que quelqu'un
 passait près de ma cage,
je me dépêchais en espèrant que c'était toi,
 que tu avais changé d'avis, que c'était juste un mauvais rêve,
 ou j'espèrais tout au moins que ce soit quelqu'un
 qui se soucie de moi et qui pourrait me sauver.
Quand je me suis rendu compte que je ne pourrais
 pas rivaliser avec les autres chiots qui folâtraient
 pour attirer l'attention, je me suis retirée
dans un coin de la cage et j'ai attendu
.

J'ai entendu ses pas quand elle s'approchait de moi,
en fin de journée, et j'ai trottiné le long de l'allée,
 jusqu'à une pièce séparée.
Une pièce heureu-sement tranquille.
Elle m'a placé sur la table et a frotté mes oreilles
et m'a dit de ne pas m'inquiéter.
 Mon coeur battait d'appréhension à ce qui était à venir,
 mais il y avait aussi un sentiment de soulagement.
Le Prisonnier de l'amour avait survécu à travers les jours.
 Comme c'est dans ma nature, je me suis plutôt inquiété pour elle.
 Le fardeau qu'elle porte pèse fortement sur elle,
 et je le sais, de la même manière que je connaissais
votre humeur chaque jour.
Elle a placé une chaîne doucement autour de ma patte
 de devant et une larme a roulé sur sa joue.
J'ai léché sa main de la même façon que je te consolais
il y a tant d'années.
 Elle a glissé l'aiguille hypodermique habilement dans ma veine.
 Quand j'ai senti la piqûre et le liquide se répandre
 à travers mon corps, je me suis assoupie, l'ai examinée
 de mes gentils yeux et ai murmuré :
 Comment as-tu pu?

Peut-être parce qu'elle comprenait mon langage,
 elle a dit : je suis si désolée! Elle m'a étreint
et m'a expliqué précipitamment que c'était son travail
de s'assurer que j'allais à une meilleure place
 ou je ne serais pas ignorée, abusée, ou abandonnée,
ou j'aurais à pourvoir moi-même à mes besoins,
une place remplie d'amour et de lumière très différente
de cet endroit. Et avec mes dernières forces,
j'ai essayé de me transporter jusqu'à elle
 et lui expliquer avec un coup sourd de ma queue que mon

COMMENT AS-TU PU ?

 n'était pas dirigé contre elle.
C'était à toi mon maître Bien-aimé que je pensais.
 Je penserai à toi et t'attendrai à jamais!




Puisse tout le monde dans ta vie,
 continuer à te montrer autant de loyauté.

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